Le réemploi des matériaux de construction s’impose progressivement comme un sujet incontournable pour les acteurs du bâtiment avec notamment des obligations réglementaires comme la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour Économie Circulaire de 2020) révélateur d’une réalité qui continue de s’aggraver : chaque année en France, des millions de tonnes de matériaux issus de la démolition, de la déconstruction ou du curage de bâtiments deviennent des déchets alors qu’une partie importante pourrait être triée, valorisée et réutilisée dans de nouveaux projets de construction ou de réhabilitation.

Bien plus qu’une simple alternative au recyclage, intégrer le réemploi dans un projet consiste à prolonger le cycle de vie des produits et équipements, à éviter la production de déchets et à créer de nouvelles formes de valorisation. Une démarche qui transforme déjà les chantiers et amène les entreprises du bâtiment à repenser leurs méthodes de travail, de la dépose sélective jusqu’à la remise en œuvre des matériaux réemployés.

On observe que l’écosystème du réemploi est hautement dynamique des 5 dernières années à la suite d’une année de crise COVID qui a révélé la fragilité de notre système d’approvisionnement. Il faut se réjouir de la mise en place d’un syndicat professionnel (SPREC 2021 : syndicat professionnel du réemploi de matériaux dans la construction) ainsi que du nombre exponentiel de création de plateformes de matériaux de réemploi, outils de projet, réseaux professionnels, etc. Malgré cet engouement puissant, l’équation reste fragile. Les entreprises de travaux et les artisans, pourtant au cœur des chantiers, restent encore les acteurs les plus difficiles à mobiliser. Or ce sont précisément eux qui détiennent la clé pour intégrer le réemploi dans un projet et transformer durablement le secteur.

Aujourd’hui en France, l’enjeu pour accélérer une démarche de réemploi des matériaux de construction est éminemment local et culturel. Il s’agit notamment d’étoffer, de consolider et d’enraciner la/les filières à une échelle très locale, et à l’échelle de la logistique du territoire.

Les entreprises de travaux et le réemploi, quelques observations

Les architectes, les bureaux d’études et les maîtres d’ouvrage, principalement publics, s’emparent de manière croissante du sujet du réemploi des matériaux de construction. L’intérêt pour cette pratique progresse nettement dans le secteur du bâtiment, même si des interrogations persistent encore, notamment sur les plans assurantiel, technique et logistique, lorsqu’il s’agit d’intégrer des matériaux issus du réemploi dans les projets et sur les chantiers.

Le territoire français peut pourtant s’appuyer sur un large éventail d’outils et de méthodes désormais accessibles pour intégrer le réemploi dans les opérations de construction et de réhabilitation : guides méthodologiques (FCRBE, SPIROU, guides économiques…), retours d’expérience, plateformes numériques de mise en relation ou encore bases de données de matériaux de réemploi.

Dans ce contexte, la dépose préservante est de plus en plus sollicitée sur les chantiers afin de préserver la valeur d’usage des matériaux. Certaines entreprises de travaux adaptent et diversifient leurs offres pour répondre à cette demande croissante, tandis que d’autres choisissent de se spécialiser dans les filières du réemploi, notamment dans les secteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) et de l’insertion. Une question demeure néanmoins centrale : comment généraliser et faciliter la remise en œuvre de ces matériaux sur les chantiers du bâtiment ?

Aujourd’hui, les entreprises de travaux et artisans dits “classiques”, c’est-à-dire non spécialisés dans le réemploi, restent encore très peu représentés dans les dynamiques territoriales. Elles sont également particulièrement difficiles à mobiliser, malgré leur rôle central dans la réalisation concrète des projets. Paradoxalement, lorsqu’elles sont interrogées sur le sujet, les entreprises du bâtiment expriment très majoritairement un intérêt réel pour le réemploi des matériaux.

portes de réemploi empilées devant un chantier

©NOBATEK – chantier de déconstruction Patxama à Luxe-Sumberraute

Entre janvier et mars 2025, un sondage a ainsi été réalisé auprès de 100 entreprises de travaux (artisans, TPE, PME, ETI et grandes entreprises, tous corps d’état confondus). 25 entreprises ont répondu à cette enquête, diffusée auprès d’entreprises implantées sur le territoire du Pays Basque et ses territoires voisins (Tarnos, Mont-de-Marsan, Béarn).

Résultat 1

% oui
Le réemploi de matériaux de construction vous intéresse ? 100%
Avez-vous déjà entendu parler de réemploi dans vos pratiques ? 93%
Proposez-vous déjà la dépose soignée, la fourniture de matériaux de réemploi, de la pose de matériaux de réemploi, etc ? 60%
Envisagez-vous de faire évoluer vos pratiques ? 100%

Ces résultats mettent en évidence un intérêt fort et une évolution déjà amorcée, souvent de manière informelle ou ponctuelle sur les chantiers. Ils traduisent également une prise de conscience croissante de la nécessité de faire évoluer les pratiques professionnelles dans le secteur du bâtiment.

« J’ai envie, mais je ne sais pas comment y aller. Je sens que nos pratiques évoluent, mais on ne sait pas comment s’y prendre. »

Le plan assurantiel reste aussi un sujet identifié comme un point bloquant par les entreprises bien qu’aujourd’hui les retours d’expériences, les référentiels techniques, règles professionnelles et les projets comme RESTWOOD (bois de structure de réemploi et services associés – NOBATEK), FCRBE (Guide réemploi – Bellastock), et SPIROU (diagnostic et performances du réemploi – ADEME) permettent d’apporter peu à peu des réponses opérationnelles.

Cependant, seules les grandes entreprises disposent aujourd’hui des moyens nécessaires pour investir dans de véritables plans d’accompagnement à la décarbonation de leurs pratiques. Les autres structures composées majoritairement d’artisans (TPE et PME) expliquent manquer de temps et de ressources pour engager ces transformations. Pourtant, beaucoup évoquent aussi une forme de bon sens professionnel, qui rappelle l’évidence de ne plus gaspiller les matériaux, ne plus jeter systématiquement et prendre soin de ce qui existe déjà.

Selon la Fédération Française du Bâtiment (FFB), le secteur comptait en 2024 près de 440 000 entreprises actives, dont 94 % de taille artisanale. Elles représentaient 1 749 000 actifs, répartis entre 1 258 000 salariés, 95 000 intérimaires équivalent temps plein et 396 000 non-salariés.

Le potentiel de transformation est donc considérable. Les entreprises de travaux constituent un levier majeur pour développer le réemploi des matériaux dans le bâtiment : ce sont elles qui organisent la logistique des chantiers, qui manipulent les matériaux et qui rendent les projets concrets, tangibles et visibles, dans les villes comme dans les territoires ruraux. Toutefois, sans accompagnement structuré à l’échelle territoriale, la mobilisation massive de ces acteurs restera difficile à atteindre, alors même qu’ils constituent un maillon essentiel pour massifier le réemploi.

Pourquoi les entreprises du bâtiment doivent s’intéresser au réemploi des matériaux ?

Pour les entreprises, le réemploi des matériaux de construction n’est pas seulement un sujet environnemental : il devient progressivement un enjeu économique, réglementaire et stratégique pour l’activité des chantiers. Le secteur du BTP génère à lui seul environ 227 millions de tonnes de déchets par an en France, soit près de 70 % des déchets produits dans le pays, alors qu’une part significative de ces matériaux (bois, équipements techniques, radiateurs, sanitaires, faux plafonds ou planchers techniques) peuvent encore servir.

Dans un contexte de volatilité du prix des matériaux et de tensions régulières sur certaines filières (acier, aluminium, bois, équipements techniques), le réemploi constitue une opportunité économique et d’approvisionnement stable pour les entreprises de travaux. Sur certains lots du second œuvre par exemple, l’intégration de matériaux de réemploi peut permettre une alternative « sûre » et maîtrisée.

La montée en puissance des critères environnementaux dans les marchés publics modifie progressivement les attentes des maîtres d’ouvrage. Les démarches liées à l’économie circulaire, à la valorisation des déchets de chantier ou à la réduction de l’impact carbone des opérations sont de plus en plus intégrées dans les appels d’offres. Pour les entreprises de travaux, être en mesure de proposer de la dépose soignée, de la fourniture de matériaux de réemploi ou l’intégration de produits réemployés peut donc devenir un facteur de différenciation commerciale.

Enfin, le réemploi constitue un levier concret pour agir sur le bilan carbone des chantiers. Le secteur du bâtiment représente environ 25 % des émissions de gaz à effet de serre en France si l’on inclut la fabrication des matériaux. En prolongeant le cycle de vie des produits de construction et en évitant la fabrication de matériaux neufs, le réemploi permet de réduire significativement l’empreinte carbone des projets.

D’après la réglementation RE2020, aujourd’hui obligatoire pour toute construction de bâtiment neuf depuis 2022, l’utilisation de matériaux de réemploi peut être considérée, de manière simplifiée, comme ayant un impact carbone nul. Ainsi, si l’on considère les impacts évités grâce à l’utilisation de matériaux de réemploi, on peut estimer les gains suivants :

Matériau / équipement Impact carbone évité moyen conforme à la RE2020*

*Données NOBATEK 2025 sur base de FDES INIES : différences d’impacts de cycles de vie entre produit neuf et produit de réemploi (modélisation statique sans module D)

Charpente bois 723 kg CO₂ / m3
Lavabo céramique 67,5kg eqCO2 /unité
Portes intérieures 52,4kg eqCO2 /unité
Revêtements de sol 5 à 10 kg CO₂ / m²
Structure acier 112 kg CO₂ / 100kg
WC 98,8kg eqCO2 /unité

Cependant, une étude a également montré que les matériaux de réemploi présentent malgré tout un impact environnemental, bien qu’il soit nettement inférieur à celui des matériaux neufs. En effet, il faut prendre en compte certaines étapes comme le nettoyage, le reconditionnement, le transport ou encore la remise en œuvre des matériaux. À titre de comparaison, le tableau suivant présente les mêmes éléments en intégrant une approche plus complète de l’analyse du cycle de vie :

 

Matériau / équipement Impact carbone évité moyen d’après une analyse de cycle de vie*

*Données NOBATEK 2025 sur base de FDES INIES: différences d’impacts de cycles de vie entre produit neuf et produit de réemploi (modélisation statique sans module D)

Lavabo céramique 42,8kg eqCO2 /unité
Portes intérieures 52,4kg eqCO2 /unité
WC 45,1kg eqCO2 /unité

Pour les entreprises, il s’agit également d’une opportunité de développer de nouvelles compétences techniques, d’anticiper l’évolution des pratiques du secteur et de se positionner sur les marchés émergents de l’économie circulaire dans le bâtiment.

Les étapes clés pour intégrer une démarche réemploi dans ses chantiers

Entreprise de démolition

En tant qu’entreprise de démolition, il est très facile de proposer quelques actions simples :

  • Ajoutez à votre devis : un inventaire des ressources (matériaux) qui peuvent être sauvés, si vous souhaitez un outil pour le réaliser, vous avez ce guide sur l’inventaire réemploi avant la démolition. Un inventaire est un diagnostic ressources simplifié, ce dernier est proposé de façon volontaire en amont des études, à savoir en phase programmation, au même moment que le diagnostic PEMD (Produits, Équipements, Matériaux, Déchets) qui lui est obligatoire et réglementaire à partir de 1000m2 (Loi AGEC, voir plus bas). Si aucun des deux n’a été réalisé sur votre chantier, vous pouvez le proposer à votre client.
  • Si l’inventaire est intéressant et que des matériaux peuvent être sauvés de la benne, il convient de savoir avant la dépose : qui peut être intéressé par ses matériaux ? Pour trouver une structure spécialisée qui peut être intéressée par le matériau cliquez sur la carte des fournisseurs Opalis ici. Peut-être que ces matériaux peuvent aussi trouver une nouvelle vie sur votre chantier. Dans les deux cas, il est nécessaire de savoir ce que vous ferez des matériaux après dépose, car dans le cas où ceux-ci n’intéressent personne, les matériaux finiront en déchetterie et le travail de dépose soignée n’aura eu aucun intérêt.
  • Peut-être savez-vous faire de la dépose soignée ? Proposez-là en option, en variante ou en base sur votre devis. Si ce n’est pas le cas, tournez-vous vers une entreprise spécialisée, vous pourrez en trouver grâce à la carte Opalis à nouveau, ou sur matériaureemploi.com, ou au niveau des centres de ressources à l’échelle de votre région (CERC en Nouvelle-Aquitaine par exemple).
  • Si vous êtes à l’aise avec les reconditionnements des matériaux, c’est-à-dire : vérifier, éventuellement changer une pièce, adapter la forme du matériau, c’est l’occasion de l’ajouter à votre devis, en option ou non, vous trouverez ici toutes les fiches matériaux qui peuvent vous intéresser pour vous guider dans vos actions : matériaux | Opalis

Si vous ne souhaitez pas proposer ce type de services, des magasins spécialisés proposent aussi souvent ce service. Vous pouvez contacter votre centre de ressources régional pour demander des informations, ou bien des magasins spécialisés directement via la carte des fournisseurs Opalis, leurs coordonnées sont renseignées sur leur fiche.

Entreprise de construction

Quelques matériaux facilement réemployables et où les trouver (liste non exhaustive et évolutive) :

Matériau / équipement Les trouver ?
Acier Steel Alive, Metamo
Bois Rewood, Réembois, RESTWOOD
Carrelages Maison carrelle
CVC Novelair, Proclus, Reso Services
Électrique Proclus, Circable
Équipements sanitaires Reso Services
Luminaires Upcylight
Métaux Metal Réemploi, Sarl Perrin, Sinfina
Pavés, toitures Antic-Mat, Authentic Matériaux, G Stones, Pavés Cossutta, Toit de Paris
Planchers techniques Incomex, Mobius
Portes intérieures Comec
Radiateurs Alphamétal, Decapfonte, Rénove Fonte (45)
Revêtements de sol Authentic Matériaux, Textifloor
Général La base du réemploi (33), Patxama (64)

Focus assurance

L’un des principaux freins identifiés par les entreprises du bâtiment reste la responsabilité assurantielle. En effet, l’intégration de matériaux de réemploi soulève des interrogations sur la responsabilité en cas de défaut ou de non-conformité, notamment car l’on imagine que ces produits ne disposent pas de fiche, mais c’est faux :

  • Si c’est un fournisseur de matériaux de réemploi qui vous fournit le produit, celui-ci est systématiquement accompagné d’une fiche produit souvent avec une garantie produit variant selon la typologie de produit et les magasins (c’est comme un produit neuf !)
  • Si vous fournissez vous-même le produit et selon le niveau de complexité, vous aurez à vérifier l’aptitude du matériau à son futur emploi grâce à différentes étapes clés, validées par l’ensemble des partie prenantes du projet (MOA, BC, Architecte, BE Structure selon besoins) dans le cadre d’un projet, ou par des structures agréées. Pour vous aider voici plusieurs protocoles, référentiels.

Ensuite, il sera nécessaire d’avertir votre assurance de vos nouvelles pratiques. Certaines assurances proposent des clauses spécifiques pour couvrir les projets incluant du réemploi, à condition que les matériaux soient traçables, vérifiés et accompagnés d’une fiche produit qui synthétise les actions menées : lieux de provenance du matériau (dépose, reconditionnement par exemple), quelles actions ont été menées (nettoyage, vérification, changement de composant, ponçage), tests en laboratoire éventuel etc.

Si vous êtes une entreprise de travaux, le mieux reste d’être formé et accompagné dans ces nouvelles pratiques !

Focus interlocuteur ressource

Pour vous aider à vous connecter aux bons interlocuteurs, renseignez-vous s’il existe un centre de ressource dans votre Région :


Le contexte réglementaire qui impacte le travail des entreprises

La loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire (AGEC) promulguée en 2020, impacte directement et indirectement les entreprises du bâtiment :

Impacts directs

  1. Généralisation du tri des déchets de chantier en 7 flux, sous la responsabilité du maître d’ouvrage : métaux, plastiques, verre, bois, fractions minérales, plâtre et papiers-cartons (avec l’ajout des textiles à partir de janvier 2025).
  2. Mise en œuvre de la REP PMCB (Responsabilité Élargie du Producteur des Produits et Matériaux de Construction du Bâtiment), qui prévoit notamment des modalités de reprise gratuite des déchets de chantier. (Le dispositif étant actuellement en cours de refonte, ces modalités sont susceptibles d’évoluer.)
  3. Évolution du rôle des déchetteries, dont certaines deviennent des points de collecte et de valorisation des produits et matériaux de construction.

Impacts indirects

  1. Le diagnostic PEMD – produits, équipements, matériaux et déchets, obligatoire à partir de 1000m2 et réalisé par des entreprises spécialisées type bureau d’études, tend à privilégier davantage la dépose préservente car il permet de mettre en évidence les matériaux à sauver de la benne. Mais il s’agit de savoir avant dépose quels seront les débouchés : n’oubliez pas de demander avant de déposer soigneusement !
  2. La loi donne des objectifs en matière d’achats publics durables et de réemploi à l’État et aux collectivités territoriales. À compter du 1er janvier 2030, l’usage des matériaux biosourcés ou bas-carbone intervient dans au moins 25 % des rénovations lourdes et des constructions relevant de la commande publique. Donc la commande publique sera dans l’obligation de prescrire ces matériaux. Si vous voulez anticiper et différencier votre entreprise, commencez dès maintenant !

RE2020

Dans le cadre de la RE2020, les matériaux issus du réemploi sont considérés comme n’ayant aucun impact carbone, c’est donc un levier majeur pour prescrire en maîtrisant son impact.

CSRD

La CSRD ne crée pas une obligation “directe” d’utiliser des matériaux de réemploi, mais elle pousse fortement les entreprises du BTP à les intégrer via les obligations de reporting climat, économie circulaire et chaîne de valeur.

La CSRD repose sur les normes rendues obligatoires ESRS (European Sustainability Reporting Standards), notamment :

  • ESRS E1 : changement climatique
  • ESRS E5 : économie circulaire et ressources
  • ESRS G1 : conduite des affaires / chaîne d’approvisionnement

Le réemploi devient donc un levier concret pour démontrer : une baisse des émissions carbone, une réduction de la consommation de ressources, une diminution des déchets, une stratégie de circularité crédible, notamment dans le ESRS E5.

La RE2020 renforce déjà cette logique puisqu’elle pousse au bas carbone.

NOBATEK aux côtés des entreprises pour développer le réemploi des matériaux

Dans le cadre du Le projet ASTRAAL (Accélérer la Structuration Territorial en Architecture par l’Approche du Lien), NOBATEK a créé une masterclass sur mesure pour accompagner les entreprises de travaux à utiliser en priorité les matériaux de réemploi dans une démarche de substitution de pratiques.

Les masterclass ASTRAAL sont gratuites pour les entreprises qui s’engagent à être présentes aux modules obligatoires.

Grâce au soutien financier de la région Nouvelle-Aquitaine pour l’expérimentation de cette première édition et en partenariat avec le Développement Économique de la CAPB (Communauté d’Agglomération du Pays Basque), nous avons pu accompagner 11 entreprises de travaux à changer leurs pratiques.

Passer de la théorie à la pratique soulève de nombreuses questions : quels matériaux peuvent réellement être réemployés sans risque ? Où stocker ? Où se fournir ? Comment m’assurer que je ne dépose pas pour rien ? Comment sécuriser la qualité, la traçabilité et la conformité réglementaire ? Où s’approvisionner ? Comment intégrer le réemploi sans désorganiser les plannings de chantier ni alourdir les responsabilités de l’entreprise ? Comment être couvert par mon assurance ? Comment modifier mes process de devis, chiffrage, chantier ?

Autant de questions auxquelles nous avons tenté de répondre entourés de spécialistes.

Chaque entreprise formée repart avec une feuille de route comprenant des actions simples à mener (action, temporalité, ressources allouées). Après un dernier coaching individuel, toutes ont reçu une attestation « Entreprise engagée pour le réemploi », qu’elles pourront valoriser lors qu’un prochain Appel d’Offre.

 » Quand je me suis inscrit à cette masterclass, je cherchais avant tout à travailler en collaboration avec d’autres entreprises du territoire pour trouver des solutions communes, avec les mêmes intentions que nous. Et c’est exactement ce que j’y ai trouvé. À chaque session, une nouvelle thématique nous a permis d’avancer, de mieux structurer nos actions et de progresser vers notre nouveau métier à l’instar des sujets assurantiels qui m’ont directement été utiles. Repartir avec une feuille de route claire pour mon entreprise, avec des points d’étapes et des actions simples, opérationnelles à mettre en place, nous permet vraiment de nous lancer. « 

Christophe MEHATS, Directeur ALKAR Charpentes Métalliques

Suite à cette expérience, la masterclass est amenée à se répliquer sur d’autres territoires : Charente Maritime, Bretagne sud, et de nouveau sur le territoire de la CAPB face au succès de la première édition etc. Si vous êtes entreprise ou une collectivité et que vous aimeriez voir une masterclass se dérouler chez vous, contactez Mathilde Billet.

Découvrez également notre formation concevoir avec des matériaux de réemploi.

dépose soignée matériaux réemploi

©NOBATEK – chantier de déconstruction Patxama à Luxe-Sumberraute

masterclass astraal entreprises
masterclass astraal feuille de route entreprises

©NOBATEK – Ateliers entreprises Masterclass ASTRAAL