Quels sont les critères pour sélectionner du bois structurel de réemploi ?
Les critères sont principalement visuels : absence de pourriture, d’attaques de champignons lignivores ou d’insectes xylophages, de fentes de flaches ou de déformations. La masse volumique du bois est également un critère à prendre en compte. Le projet Restwood a permis de quantifier de manière précise tous ces critères grâce à une approche scientifique.
Vous vous inscrivez dans le cadre du projet NEXTERRE porté par NOBATEK afin de valoriser les terres extraites du site. Comment imaginez-vous la gestion de ces terres de remblais en excédent ?
Sous 2 bâtiments (H et G), nous avons des parkings semi-enterrés. La déclivité du terrain nous pousse également à remanier la topographie de manière importante à certains endroits. Le projet NEXTERRE (en association avec Goyetche + Bil Ta Garbi) nous permets de caractériser, cribler et reconditionner des terres d’excavation. L’intégralité des terres propices à être utilisées en tant que matériau de construction (hors terre végétale) seront transmises vers les plateformes partenaires. Celles du site sont propres à priori pour faire du pisé, de la BTC ou des enduits. Nous allons tester de mettre en œuvre des enduits à l’intérieur du bâtiment F.
La terre végétale que nous allons décaper et qui ne sera pas utilisée sur le site sera mise à disposition des riverains à proximité et/ou de la ville.
Le projet prévoit-il la possibilité d’installer à moyen terme des panneaux photovoltaïques sur le site afin d’alimenter les habitations et de permettre la recharge de modes de transports décarbonés ?
Nous nous sommes attachés à développer un projet qui soit le moins énergivore et le plus performant possible en termes d’enveloppe. Nous avons dû faire des choix et la production photovoltaïque n’est pas une option qui a été retenue à ce stade.
Est-ce que le caniveau aérien, le chemin de l’eau est alimenté par de l’eau potable lorsqu’il ne pleut pas ? Existe-t-il un réseau secondaire pour l’alimenter ?
Non pas du tout, ce n’est pas l’objectif. Le chemin de l’eau se jette dans les bassins de rétention sous la chaussée en partie basse. Si le chemin de l’eau est à sec, c’est assumé. C’est une volonté pédagogique de montrer la présence ou l’absence de l’eau. Dans les 48h qui suivent une précipitation, le chemin de l’eau devrait être alimenté. Nous ne pouvons malheureusement pas tout traiter en GIEP (Gestion Intégrée des Eaux Pluviales). Nous avons opté pour le système le plus simple possible.
Comment est prévue la gestion de la pente ? La gestion des différents niveaux, des talus ? Les logements en partie basse sont-ils aussi traversants ?
Oui tous les logements sont bi ou tri-orientés. Le chemin de l’eau au centre de la rue de desserte centrale du projet sert de fil conducteur au cheminement et permet de collecter les eaux des toitures des différents
bâtiments. Ce caniveau aérien visible est alimenté par des noues en partie haute et vient à son tour alimenter des réservoirs sous chaussées en partie basse. Un débit de fuite permet ensuite de se raccorder au réseau de la ville. Toute la parcelle et tous les espaces publics sont accessibles PMR malgré la pente. Des places de stationnement adaptées sont disséminées sur le projet et permettent de rejoindre chaque bâtiment.
